La Team Lachelesfreins

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J7 – VENDREDI 10 MAI - Dompierre sur mer – La Rochelle – Ars en Ré 45km (ou plus)

 

Et bien dites-moi il me semble que le soleil est déjà levé… Allez c’est à nous de nous y coller. Ou suis-je ? On repousse les couvertures et on se lève… Oups mon dieu, ça me revient… Surtout ne pas poser le pied par terre !!! On se prépare, la routine quoi… Le petit dej est couleur locale : le pain est surgelé, les confitures insipides, le lait « grumeleux »… nous retournons dans la chambre après avoir payé un tarif tout ce qu’il y a de plus normal (c’est-à-dire paradoxalement pas en adéquation avec la prestation) et c’est bien la première fois que mes affaires sont prêtes avant celles de Joce. Il en est d’ailleurs surpris et me charrie sur le sujet (SOS je n’en peux plus d’être son souffre-douleur… si vous connaissez quelqu’un à qui pourrais m’aider).

On ferme la grille et nous partons le cœur léger…

 L´estomac aussi vus ce que nous avons mangé…

 

On roule à travers champs..  On se perd un peu dans la campagne mais en professionnels on se re-calibre rapidement. Youpi la mer est proche et nous sentons parfois les effluves iodés (délire dû à une intoxication alimentaire ?). Au loin on voit arriver une sacrée dépression noire comme de l’ébène (je force un peu sur l’image là… ça s’est vu ?) accompagnée de l’inévitable pluie et qui se dirige droit vers nous. On accélère un peu dans l’espoir qu’elle passe dans notre dos... on réussira… presque… à y échapper.

 

On continue et là nous débarquons enfin à La Rochelle heureux d’avoir atteint les portes de l’océan.

WAOU, je sais pas si vous vous rendez compte, mais pour nous c’est quand même magique : nous voilà arrivé sur la côte atlantique !!! L’odeur de l’iode marin, beaucoup de monde, beaucoup de vélos (d’ailleurs à ce propos la ville est remarquablement bien foutu pour ceux qui aiment la bicyclette…).

 

Sur le port, nous rencontrons un autre cycliste qui nous demande d’où nous venons. Pas peu fier, nous répondons le sourire aux lèvres : « Orléans m’sieur »,

« ah, ouais çà va c’est pas loin, moi je vais sur Annecy… salut… » Puis le gars se barre…

Pas très loin… Annecy… On se regarde avec Joce : bluffés…

 

Puis on s’oriente en direction du pont de l’île de ré (gratuit pour les vélos), et on arrive au pied de l’édifice. Comme on vient de passer quelques jours fériés et que demain c’est le WE, beaucoup de gens ont choisi de profiter de l’ile et la route est blindée de voitures qui attendent de passer le péage, puis attendent ensuite de s’engouffrer à la queue leu leu sur la voie et puis attendent finalement cul à cul pour avancer….  Nous on profite de la vue, du paysage, de l’océan, de l’ile au loin… et on sait que pour les vélos, même s’il y a quelques courageux, on ne sera pas nombreux.

 

Avant la longue montée… pause technique pour moi…  C’est sans intérêt je sais, mais Jocelyn insiste lourdement pour vous imposer une photo de son cru… (Je trouve ça vraiment puéril et puis ça fait petit,  ça manque de noblesse, de panache tout ça… enfin…)

 

On s’engage sur le pont, d’un côté les vélos, d’un côté les piétons (même si j’ai vu un gars ou deux tricher…) et la montée commence. Finalement ce n’est pas si difficile qu’il n’y parait, sans doute que nous nous sommes habitués aux carrioles, on se paye même le luxe de doubler… il faut tout de même faire gaffe : la voie est pas hyper large et à trois de front, on ne passe pas !

A mi-chemin Joce se sent « en jambes » (je ne vois pas pourquoi je précise ça, de toute façon depuis le début il se ballade…) et il décide de doubler d’infâmes escargots humains (pffff….j’ai honte pour eux).

Bref, Joce met son clignotant et débute l’opération… Et voilà qu’au loin droit devant dans le sens de la descente arrive  Lance Armstrong !!!  Enfin… pas le vrai…. hein bien sûr… non, un Lance Armstrong de pacotille, une version sucrette quoi, qui, en amont et voyant la trajectoire de Joce, a donc largement le temps d’anticiper la conduite à adopter (vous allez comprendre…). Bref revenons à notre histoire… Donc, Joce vient de doubler et se rabat proprement (avec carriole rappelons-le)... devant la personne qu’il vient de dépasser. C’est beau, c’est propre, c’est professionnel ! Ce type m’impressionne, Je vais peut-être me faire tatouer « JOCE » en lettre gothique dans le dos…

Bon moi je suis en retrait je n’avais pas le temps de passer… je patiente…

 

Et voilà  qu’arrive maintenant à notre hauteur, moulé dans sa petite tenue fluo sponsorisée en bonne et due forme, notre flibustier de la pédale qui se met à haranguer Joce : « mais vous êtes fou, non mais ça va pas non ! N’importe quoi hein »…

Ah le comédien, ah le foutriquet… il devrait se méfier, si il continu ainsi, il se pourrait qu’il se retrouve un jour, dans une prochaine vie par exemple ; en forêt par temps humide à ramper sur le bitume au milieu des bagnoles, 2 antennes collées sur le front à serrer les fesses… Bon, Fermons la parenthèse.

Nous sommes en direction du sommet et le vent se fait sentir… merci les coupes vent ! Puis c’est la descente… à la cool car plus personne n’est devant nous.

 

Arrivé sur l’ile, nous nous arrêtons dans un resto sympa en bordure de mer, et commandons une entrecôte-frites avec une petite crème brulée en dessert. L’entrecote finie, il m’en reste la moitié… mais la viande était tendre. Et là, Joce commence à me parler de « bois plage »… de son enfance… qu’il veut y aller… et que sinon il va retenir sa respirations jusqu’à devenir tout rouge… et met la menace à exécution… C’est bon… C’est bon… OK on y va !!! 

 

Joce prend le commandement de la mission, il est sur son territoire. Il connaît visiblement l’île comme sa poche dit bonjour à tous les pécheurs et tâte la croupe de toute les serveuses de resto (nan c’est pas vrai il avait les mains sur le guidon… par contre les yeux je sais pas, je vous rappelle que je suis derrière…).

 Je le suis comme son ombre : tournant à gauche comme lui, à droite comme lui, je fais tout comme lui, c’est lui le chef… Bon… ben tout ça se termine d’un côté de l’île… à l’opposé de bois plage… Il prétexte évidemment un problème de GPS qui l’aurait induit en erreur mais il faut bien reconnaître qu’on n’est pas au bon endroit… il se déballonne pas et me dis de le suivre qu’il sait où il faut aller…

je m’inquiète un peu… 

 

On retraverse l’île dans l’autre sens… (je suis sûr qu’il me fait payer les orties et les ronces de la foret maudite, ce qu’il peut être sournois…) et on arrive en effet à « bois plage ». pour rien… bon, on repart…

Moi j’ai toujours mal au croupion malgré le changement de selle, le vent nous bombarde en permanence de face pour nous empêcher d’arriver à bon port…  Et puis il y a beaucoup de vélos, beaucoup de voitures… Je l’avoue ça commence à me courir sur le haricot au point qu’un coup de folie me prends. Je me mets à pédaler comme un fou et malgré nos carrioles nous doublons sans vergogne les nombreux deux roues qui deviennent des « chicanes mobiles »… en ligne de mire notre but ultime : l’hôtel ! Et vous voulez que je vous dise… et bien on y arrive… à l’hôtel. Lien vers le gîte

 

Il fait chaud, on a  fini par arriver, nous prenons d’assaut les transats pour un repos bien mérité.

On peut être fier de nous… nous sommes là où nous nous étions promis d’arriver.

ON L’A FAIIIIIIIIIIIIT !!!!!!! ON A ETE JUSQU’AU BOUUUUUUT, CHAMPAAAAAAAGNE !!!

 

Lire le Jour 8



05/06/2013
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