La Team Lachelesfreins

La Team Lachelesfreins

J3 – LUNDI 6 MAI - st avertin – dercé 80km

 

Et bien le moins que l’on puisse dire, c’est que le voyage débute dans des conditions difficile, 2 grosses emmerdes en 2 jours ça donne une moyenne tout à fait honnête… mes parents ne pourront pas continuellement faire des allers-retour…

Le réveil est matinal, la journée va être la plus longue du circuit… Nous préparons nos sacs et descendons. Nous sommes les premiers à nous présenter pour le petit déjeuner. C’est copieux et raffiné, nous dégustons un croissant et pouvons choisir parmi 3 cacaos (Joce est déçu il n’y a pas de banania). Je prends du pur cacao, Joce tente celui aux épices. On est chacun content de notre choix. Je tente la confiture de fraise… miam miam….

 

Puis on attaque les réparations du vélo, remise de la chaîne à la bonne longueur (on utilise tous nos maillons de rechange dans l’affaire), La chaine de Joce a des dents en or, ça fait très « west coast »…

Réglage de dérailleur et au passage Joce s’aperçoit que sa carriole a perdu un boulon que l’on remplace dans la foulée pour éviter de la voir s’éparpiller dans une descente... Puis c’est le temps du départ. 

 

Et là, voilà mon Joce qui tape le bout de gras avec le proprio. Le plan de la région est ouvert sur la table il lui indique par où passer, et les monuments locaux et les ponts à voir, et blablabli et blablabla… Je tente quelques phrases du genre «  et bien merci beaucoup… » ou « parfait on va voir ça… » Joce imperturbable reste penché sur la carte avec notre hôte (fort sympa au demeurant).

On finit enfin par décoller pour rejoindre le Décathlon local (ouvert à 10h) et on décide que la journée sera exclusivement faite de routes goudronnées. Exit donc le tracé initial, on va jouer la carte de la sécurité pour la mécanique et on enquille… au passage je note que mes freins font un peu de bruit mais comme ça arrive parfois je ne m’inquiète pas. (et pourtant…)

 

La route se déroule comme un ruban, on rencontre en chemin un troupeau de fille à vélo (c’est plus sympa qu’un troupeau de vaches quoique des fois y’a ressemblance… c’est une blaaague !) et on s’approche d’Azay le rideau. Moi les châteaux j’aime bien, mais si je ne vois pas celui-là, ça ne me manquera pas. D’autant qu’il faut descendre une côte alors que la trace à prendre va à l’opposé en montant évidement… alors mon choix est vite fait…

Mais non… Mossieur Joce me dit que ce n’est pas loin, que ça serait con de louper cette étape, que ça fait partie intégrante du voyage… bref, je cède.

 

Somme toute le château est beau, mais comme on aura mangé devant les grilles sans rentrer (c’était payant) on ne pourra pas dire que c’était l’étape à ne pas manquer… par contre le petit jambon beurre Y’a BON !!! Au passage on remet l’axe en place sur la roue AR de Joce pour un voyage plus serein (encore un peu et Joce était à terre)… et on quitte ce merveilleeuuuuux chateaauuuu… par des routes de campagne.

 

C’est vallonné comme coin, (contrairement à la photo plus bas) autant assis dans une bagnole ça le fait, autant avec une carriole au cul ça coince un peu, d’ailleurs je finis par dire à Joce que je suis séché alors que lui est frais comme un gardon.

J’en bave. Il fait beau, chaud et le dénivelé est usant, même en descente je ne prends pas beaucoup de vitesse… étonnant... On profite d’un ravitaillement en eau pour ausculter mon vélo… HA OUI tiens ! Les freins ont chauffés avec la chaleur (les freinages successifs ? Dilatation ?) Les plaquettes lèchent désormais les disques.

C’est normal on est le 3eme jour, il doit y avoir une 3eme emmerde, c’est écrit… 

 

On teste et la roue s’arrête par frottement au bout d’un tour… C’était donc ça… 

 

J’ai réfléchi, on va laisser tomber la légion d’honneur, je penche plutôt pour une borne blanche avec une plaque de métal gravée: « ici Rico a souffert le martyr».

On organisera des pèlerinages, on viendra de par le monde parcourir cette route mythique, et les gens feront même le parcours à genoux. Ils se prosterneront à l’endroit même où j’aurais posé mon vélo en embrassant le sol du bout des lèvres…

On vendra des médailles, des t-shirts, des casquettes… et on communiera avec les souffrances que j’aurais enduré…

Bon p’tet’ pas… il faudrait coller des plaques de cuivre tous les km… oublions…  et revenons à nos moutons…

 

On desserre les étriers pour rééquilibrer le freinage, ça tourne mieux sur chaque roue et on repart… A priori « plus » de problème… On enroule et je vois se profiler à l’horizon une petite descente sympa, le casque sur les oreilles (sur les conseils de Joce  je m’isole dans la musique pour passer le temps) j’écoute un morceau de Muse bien pêchu… Par acquis de conscience je me retourne juste avant d’entamer la descente pour faire signe qu’on va se régaler… et là, plus de Joce… Je m’arrête et le repère plus en amont, le vélo à terre… Heureusement que je ne me suis pas engagé dans la descente… Je reviens sur mes pas et constate que sa chariote à crevée !

et Joce de me dire « je t’ai appelé t’as rien entendu…?! ».

« ben non… je m’isole… »

 

On répare et on repart.

15km plus loin la route que nous voulons prendre est coupée par une grande barrière. Comme nous sommes désormais des hors la loi certifiés, je me retourne vers Joce et lui crie « on s’en fou on passe quand même ??? ». Joce me répond « Non tirs en cour @#{^# … ». Quoi ? Tirs en cour ??? Je bifurque donc sur la gauche comme indiqué sur le panneau de dérivation et découvre alors un militaire qui me surveille du coin de l’œil le doigt tendu sur le FAMAS… En fait l’armée à réquisitionnée la route pour entraînement aux armes… Nous sommes donc détournés vers une bonne grosse côte… On marque une pause quelques kilomètres plus loin et on entend les tirs d’armes… C’est sur si on c’était pointé au milieu on aurait peut-être eu quelques crevaisons… 

Le reste du parcours se prolongera de manière roulante enchaînant montées et descentes (petites pointes à +de 50km/h), sous le grand soleil (au moins on en aura eu, nous…) pour se terminer sur une vallée.

 

Joce est chez lui, ici c’est SA région, chaque pierre est un poème, chaque brin d’herbe le fais frissonner de bonheur,  le vent lui-même n’est pas le même… ici c’est un Ôtre monde!!! Quand à la bouffe mes amis, ça devrait être au patrimoine mondial de l’humanité dixit Joce : le broyé du Poitou, le chabichoux (fromage), le farci, le pâté de pâque, la pousse d’épine (alcool) et bien sur le célèbre, l’incroyaaaable pâté marmite… que le monde entier nous envie et qu’on ne trouve qu’ici...

On va jusqu’au bout de la trace GPS sur le plateau et nous appelons le gite car nous sommes « perdus ». « Bougez pas je viens vous chercher ». Au bout de quelques minutes, une voiture arrive et nous entraine au pas de course, je tire la langue pour ne pas me faire distancer et nous arrivons enfin à notre chambre d’hôtes. Le mollet tendu comme une arbalète, il est 19h40.

 

Les gérants du gite sont particulièrement accueillants et chaleureux ils nous préparent un festin tout bonnement royal, lavent nos vêtements et nous passons je crois bien la meilleure soirée de toutes en leur compagnie à discuter et gouter quelques spécialités locales. Quel souvenir !!!  Lien gite

 

Lire le Jour 4



23/05/2013
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